Sélectionner une page

Vivre de sa passion en 2021 : le modèle à suivre (bilan de 5 études de cas)

Cet essai vient conclure la série de 5 articles révélants chacun un ensemble de règles pour devenir entrepreneur(e) et vivre de sa passion en 2021.

Vous allez obtenir:

  • Les 11 règles à appliquer pour vivre de sa passion.
  • Un modèle qui fonctionne pour lancer tout type de projet en lien avec sa passion, le monétiser et en vivre.
  • 2 études de cas fictives où je me mets dans la peau de 2 passionné(e)s et où je vous explique étape par étape ma démarche pour construire un business-passion.
  • Une conclusion sur la notion de “monopole par individu“.

Top départ!

vivre de sa passion modèle

Le modèle pour lancer tout projet autour de toute passion en 2021

Grâce à ce début d’exploration de la passion economy et l’analyse de ces 5 projets à succès, quelque chose est frappant…

Alors que les projets en question n’ont rien de commun en apparence, il est possible de découper chacune des activités en 4 parties ou “blocs” pour obtenir un modèle réplicable à l’infinie.

  1. Une passion.
  2. Un mode d’expression prioritaire de cette passion.
  3. Un mode de diffusion (une “stack du créateur”) au service du personal branding.
  4. Un moyen de monétiser son projet jusqu’à en vivre.

Voici le résultat sous la forme d’un schéma avec les 5 exemples analysés dans cet essai.

schéma pour vivre de sa passion

Ce schéma étant établi, j’ai un challenge: vous prouver qu’on peut facilement mélanger les blocs des activités analysées dans cet essai pour créer de toute pièce un nouveau projet-passion.

Pour ce faire, je vais délier les blocs constituants l’activité de chaque cas étudié (voir ci-dessous) et les mixer pour créer 2 nouveaux projets autour d’une passion.

schéma vivre de sa passion conclusion

Les 2 études de cas fictives: construisons un nouveau business-passion

Dans cette partie, j’utilise le modèle défini précédemment pour construire pas à pas une stratégie pour vivre de sa passion dans 2 cas différents.

“Manon veut vivre de sa passion”: étude de cas n°1

Pour notre premier cas, imaginons une “Gomargu bis”, passionnée de dessin: nous l’appellerons Manon.

Manon adore dessiner : sa spécialité est le dessin satirique, visant à caricaturer les hommes ou femmes politiques, à la manière d’un Mathieu Sapin par exemple.

Mathieu Sapin caricature

Elle dessine beaucoup, et partage depuis des années ses réalisations sur son compte Twitter. Elle s’est constituée une petite audience de fans très engagé(e)s et reçoit de nombreux retours positifs.

Si j’étais à la place de Manon, j’envisagerais 2 options principales pour générer un revenu grâce à ma passion: monétiser ma newsletter ou créer des formations.

créer newsletter ou formation

Lancer une newsletter payante (Option 1)

Avec une petite audience déjà engagée sur Twitter (ou un autre réseau social), il ne devrait pas être trop compliqué de lancer une newsletter gratuite avec une centaine d’abonné(e)s.

newsletter illustration

Pour créer une relation de proximité avec mes abonné(e)s et les inciter à s’inscrire, je partagerais des dessins exclusifs dans mes newsletters, en dévoilant mon processus de création: les outils que j’utilise, mon processus pour transformer les actualités en dessins satiriques, etc.

Je n’oublierais pas d’en profiter pour glisser quelques conseils à destinations des apprenti(e)s dessinateurs.

Une fois la barre des 1.500-2.000 abonné(e)s atteinte, je travaillerais sur le lancement d’une newsletter payante réservée aux personnes voulant apprendre sérieusement à dessiner.

Je passerais sur un ratio de ¾ de mes dessins exclusifs sur la newsletter payante, et garderais ¼ d’exclusivité pour les abonné(e)s à la newsletter non-payante.

J’espérerais un taux de conversion de 10% d’abonné(e)s gratuit(e)s en abonné(e)s payant(e)s.

Ceci me ferait 150 à 200 abonné(e)s dès le lancement, payants 7€ par mois pour se former progressivement au dessin satirique à mes côtés.

De quoi générer un Smic en quelques mois de travail, après avoir fait grossir ma liste email…

À poursuivre, mais mission accomplie.

Lancer une formation en ligne (Option 2)

À la place de Manon, voici comment je m’y prendrais pour arriver jusqu’à de la formation.

Au lieu de juste partager mes dessins sur Twitter, je partagerais de plus en plus de contenu sur mon processus de création. Le but étant d’attirer une audience désireuse d’en apprendre plus sur cet aspect de ma passion.

Formation illustration

Une fois ces vidéos disponibles, je les partagerais également sur TikTok et LinkedIn pour atteindre plus d’individus grâce à la portée organique forte de ces 2 réseaux sociaux.

Mon audience étant consolidée, avec une majorité de personnes me suivant pour apprendre à dessiner, je passerais par la case création d’une newsletter. C’est le meilleur moyen pour me rapprocher de mon audience, continuer à partager des conseils, des ressources utiles, puis proposer mes formations plus tard.

Au lieu de passer sur un format de newsletter payante, j’échangerais avec un maximum d’individus de mon audience pour comprendre les blocages auxquels ils font face:

  • S’agit-il de problèmes techniques?
  • De créativité, comme la peur de la page blanche?
  • Ont-ils du mal à transformer une idée en réalisation concrète?

Une fois les problèmes de mon audience connus sur le bout des doigts, je lancerais un catalogue de formations payantes sur Podia (une plateforme permettant de lancer facilement des formations vidéos) pour chacun des problèmes identifiés en amont.

Podia cours en ligne

Ma “stack” ressemblerait à cela:

  • Une audience de fans en croissance grâce à Twitter, LinkedIn et TikTok. Je crée de l’intérêt.
  • Une audience de fans engagé(e)s grâce à une newsletter qui aide les dessinateurs à devenir meilleurs. Je crée de la confiance.
  • Parmi cette audience de fans, 5 à 15% deviennent “élèves” et m’achètent une formation. Je suis la personne la mieux placée pour les aider.

La voie de la formation est une option différente, mais qui fonctionne aussi.

Voici pour le cas de Manon.

À suivre: un 2ème exemple, plus rapide, avant de conclure sur la notion de “monopole par individu”.

“Hugo veut vivre de sa passion”: étude de cas n°2

À la manière d’Emily Atkin, imaginons un certain Hugo qui s’intéresse fortement au réchauffement climatique.

Ce sujet l’obsède: il lit tous les livres qu’il trouve sur le sujet, tous les articles, écoute tous les podcasts, se rend à toutes les conférences.

Hugo a envie de s’exprimer sur le sujet, il est conscient des enjeux écologiques immenses pour sa génération, et veut avoir un impact: faire bouger les choses.

Seulement, Hugo n’a jamais créé de contenu…

Face à toutes les options possibles: que choisir ?

Hugo est très jeune et a peu d’expérience. En tant qu’étudiant, il est difficile d’opter pour une newsletter payante.

De plus, le marché de la formation aux particuliers n’est pas encore très développé dans le domaine de l’écologie, surtout en France. De toute façon, Hugo n’a sûrement pas la crédibilité nécessaire.

À la place d’Hugo, au-delà du fait de m’orienter éventuellement vers des études supérieures en lien avec l’écologie, voici la stratégie que je mettrais en place.

réchauffement climatique illustration

Construire son personal branding (Etape 1)

Il n’y a pas d’âge pour créer et développer sa réputation dans son domaine. Cela dit, plus tôt on commence, plus on a de chances de générer des opportunités rapidement.

Puisque nous avons établi dans les hypothèses de base que j’étais plutôt jeune et que je souhaitais avoir un impact au sein de ma génération, je choisirais probablement de me lancer sur TikTok dans un premier temps.

téléphone illustration
TikTok

Je passe du temps sur la plateforme pour comprendre ce qui existe déjà, ce qui fonctionne bien et moins bien… Puis je publie à mon tour.

J’ajuste en fonction de mes résultats et des feedback.

YouTube

Quand je commence à avoir un engagement intéressant sur TikTok, disons 5.000 abonné(e)s au minimum, j’essaie de passer sur un format de vidéos plus longues partagées sur YouTube.

Il y a tout ce qu’il faut en ligne pour se former aux bases du montage vidéo, ça ne m’inquiète pas vraiment. Je choisirais de commenter les actualités dans le domaine de l’écologie, et pourquoi pas en invitant des experts dans le domaine.

J’en profiterais pour me rapprocher des personnes que j’admire et qui m’inspirent.

Passer à l’action et prendre de l’expérience (Etape 2)

Maintenant que je commence à être reconnu dans le milieu, si je ne peux pas encore réellement vivre de ma passion, je passerais à une phase plus active de prise d’expérience.

Grâce à mon personal branding sur TikTok et sur YouTube, j’ai acquis une crédibilité: ce qui va probablement générer des opportunités.

Une offre d’emploi pourrait se présenter et j’envisagerais de la saisir, tout en continuant à travailler mon personal branding en parallèle de mon emploi (cf le cas de Margaux, aka Gomargu).

Dans le cas où je ne trouverais pas le job correspondant à mes attentes, une autre option serait de me rapprocher du journalisme pour écrire des papiers rémunérés sur le sujet qui me passionne.

Le tout sans abandonner le développement de ma marque personnelle, une fois de plus. Je pourrais ainsi m’offrir du temps pour comprendre la direction que je souhaite emprunter.

De cette manière, je capitaliserais sur toutes mes activités en ligne pour créer une valeur non copiable. Je créerais une unicité prenant de la valeur chaque mois et me suivant toute ma vie.

Passion + Mode d’expression + Mode de diffusion + Monétisation

En résumé, les cas fictifs (mais plausibles) d’Hugo et Manon sont construits à 100% en mixant les blocs des 5 parcours réels vus précédemment dans cette série d’essais.

illustration vivre de sa passion

Par exemple, le parcours d’Hugo est le fruit de:

  • La passion du cas n°3 (Emily Atkin)
  • Le mode d’expression et de diffusion du cas n°4 (Franck Medrano)
  • Une partie de la monétisation du cas n°1 (Margaux Reinaudo)

Un nombre quasiment infini de parcours auraient pu être tracés en partant d’une passion pour arriver à une monétisation, donnant naissance à une offre originale: c’est cela l’économie de la passion.

Conclusion: pourquoi il existe un “monopole par individu”

À ce stade, certain(e)s d’entre vous se disent que tout cela est bien beau, mais qu’il risque d’y avoir rapidement des embouteillages pour les passions les plus communes.

Et c’est là que le “monopole par individu” intervient pour boucler la boucle.

Au départ, je n’avais pas bien saisi ce tweet de Naval Ravikant, célèbre entrepreneur et investisseur Américain:

    Internet rend possible 8 milliards de monopoles“… Voici la manière dont je perçois maintenant cette phrase, après avoir enquêté et réfléchi sur l’économie de la passion.

    Quand on parle d’un monopole dans le monde de l’entreprise, on désigne une situation où une seule entreprise contrôle la totalité de l’offre d’un marché: elle n’a aucune concurrence directe pour son offre.

    Et c’est ce que nous venons de mettre en lumière à propos de l’économie de la passion: chaque individu est maître de sa chaîne de valeur, de sa passion jusqu’à la monétisation de cette dernière.

    Tout le monde a l’opportunité de créer une offre qui est unique, car elle est entièrement fonction de l’individu qui en est à l’origine.

    Avec la passion economy, on ne peut pas créer le même business que vous, à moins d’être vous. L’individualité est trop impliquée au cœur-même du projet.

    Même en prenant 2 personnes qui auraient la même passion, communiqueraient par le même canal, et monétiseraient d’une manière similaire: le résultat serait forcément différent.

    Chacun de nous est marqué par un parcours de vie unique, des influences différentes, des expériences qui sortent de l’ordinaire, d’une vision particulière du monde.

    Il y a donc autant de projets-passion possibles qu’il y a de personnes sur terre.

    Alors, quand est-ce que vous créez votre “monopole” et lancez votre projet-passion?

    Loïc Coutal-Salle

    0 commentaires

    Soumettre un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    Retrouvez l’histoire des 5 individus qui vivent de leur passion

    Une histoire par essai, et des règles à retenir pour réussir à vivre de votre passion.

    Gomargu Margaux Reinaudo

    Essai n°1

    Entre passion pour l’illustration et personal branding fort, le talent de “Gomargu”

    Coss Marte photo

    Essai n°2

    Vivre de sa passion pour le sport… En sortant de prison: la belle histoire de Coss Marte

    Emily Atkin photo

    Essai n°3

    Démissionner et vivre de sa lutte contre le réchauffement climatique: l’histoire d’Emily Atkin

    david perell photo

    Essai n°4

    Les nouveaux enseignants qui exercent en ligne: l’inspiration de David Perell

    Franck Medrano photo

    Essai n°5

    Comment il a démissionné pour vivre de sa passion pour la musique

    Je vous envoie du contenu exclusif pour vous aider à vivre de votre passion

    Loïc Coutal-Salle

    Loïc Coutal-Salle

    Fondateur de Passion Lab : podcast, newsletter et analyses pour aider les créateurs à construire une audience afin de vivre de leur passion.